C’est quoi la différence entre tous ces PSY ? Êtes-vous remboursée ?

C’est la question qu’on me pose le plus. Elle est légitime : en France, certains titres sont protégés par la loi, d’autres non, et rien ne l’indique sur une plaque.
Non, je ne suis pas remboursée par la sécurité sociale. Très peu de psy le sont. Il ne suffit pas d’être médecin ou d’avoir une profession réglementée pour être remboursable. Il faut que le thérapeute se fasse conventionner. Si tu cherches une thérapie prise en charge, cherche un.e psychiatre psychothérapeute ou un.e psychologue clinicien.ne sur le site monparcourspsy.gouv.fr.
En revanche certaines mutuelles remboursent des séances de médecines dites douces ou alternatives. Je peux faire des factures si c’est le cas de la tienne.

Je t’explique:

Les titres protégés

Les seuls titres protégés par la loi, qui certifient que le professionnel dispose de diplômes suffisants, sont « psychiatre », « psychologue » et « psychothérapeute ».
Le premier est medecin et a fait une spécialisation. Seul professionnel habilité à poser un diagnostic médical et à prescrire des médicaments. Consultations remboursées par l’Assurance maladie.

Le second est clinicien, (klinê = lit en grec), il a fait un master de psychologie à l’université. Le titre est protégé depuis 1985.
Le troisième peut être les deux, c’était à dire qu’un psychiatre peut aussi être psychothérapeute et un.e psychologue clinicien.ne aussi. En général cela veut dire qu’ils ont choisi des courants et formations en plus de leur cursus initial. Comme le travail pour le couple ou l’hypnose par exemple. Le titre suppose une formation théorique en psychopathologie de 400 heures

Les appellations non réglementées
Le coach, le psychopraticien et le thérapeute ne sont encadrés par aucune législation en France.
Le psychanalyste ne l’est pas non plus : certains sont médecins, psychiatres ou psychologues, d’autres pas.

Un avocat spécialisé le formule sans détour : puisque seul le titre est protégé et non la pratique, il suffit de choisir un terme différent.
Le mot « psychopraticien » a précisément été adopté par des fédérations entières après le décret de 2010, sans qu’aucun texte ne le définisse.

Où je me situe
Je suis psychopraticienne. Ce mot n’est pas protégé, et je suis libre d’exercer mon métier suivant les courants qui correspondent à mes valeurs en toute transparence. Je dis que je suis psy mais je ne dirai jamais que je suis psychologue.
Concrètement : je ne le suis pas, je n’ai pas de master de psychologie. Je ne suis pas psychothérapeute au sens légal. Je ne pose aucun diagnostic et je ne prescris rien. Ce que j’ai : une licence de psychologie clinique, un parcours de formation que je détaille publiquement, une supervision régulière, et vingt ans de pratique et de travail sur moi.

Comment choisir, alors ?
Quelques repères qui valent mieux qu’un titre.
Un·e professionnel·le sérieux·se affiche sa formation précisément, pas en termes vagues. Il ou elle est supervisé·e, ça veut dire soutenu.e de son côté par un professionnel. Il ou elle t’oriente vers un médecin ou un·e psychiatre quand c’est nécessaire, et ne s’y substitue jamais. Il ou elle ne promet pas de guérison, ne te fait pas signer d’engagement long, et accepte que tu partes.

Les signaux d’alerte sont l’inverse : une promesse de résultat, un discours qui explique tout par une cause unique, une pression à couper les ponts avec tes proches, une opposition à la médecine, un tarif qui augmente à mesure que tu t’attaches. Si tu ressens de la peur avant un rdv, ce n’est pas bon signe. Si tu ressens du doute ou du jugement, il faut en parler, cela peut être normal et aboutir à une conclusion positive mais cela peut aussi vouloir dire qu’il faut changer de thérapeute et tu as le droit.


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