Changer de pays, tout quitter, pour les études, l'expérience, un travail, une relation, ça transforme tout notre système. On part parfois pour découvrir parfois on part pour fuir. Nommer ce qui se passe ou ce qui s'est passé, c’est ouvrir le champ de vision pour trouver des solutions.
Pour toutes les personnes qui vivent, ont vécu ou préparent une expatriation ou une immigration. Pour toi l’enfant d’immigré.e qui a reçu un héritage flou et qui culpabilise de ne pas être à la hauteur des attentes. Pour celles et ceux qui se sentent entre deux cultures, entre deux origines, entre deux vies.
Je suis métisse. Fille d’immigrée d’origine arable et musulmane. Un de mes parents s’est éloigné de sa famille car son pays était en guerre. J’ai reçu une éducation axée sur cette histoire. Celle de la fuite, de la peur et du déracinement. Ma famille comme de nombreuses famille, s’est fondée avec des principes d’égalité des chances et des promesses.
C’est quand on comprend ses origines qu’on peut enfin naitre à soi-même. On est d’abord des personnes. Ensuite seulement viennent les étiquettes — nationalité, culture, religion, communauté. Devenir quelqu’un, c’est un travail d’introspection permanent. Et changer de pays, c’est souvent changer d’identité sans vraiment s’y être préparé·e.
J’ai moi-même vécu en Thaïlande, au pays de Galles, en Palestine, en Tunisie. Ces expériences ont profondément façonné qui je suis. Je suis également titulaire d’un Master 2 en ingénierie de la communication, avec une formation approfondie en sociolinguistique et construction de l’identité. Ce que j’ai vécu, je l’ai aussi étudié.
L’interculturel, pour moi, c’est l’art de mélanger sans effacer. Chaque culture apporte quelque chose. Mon travail, c’est de t’aider à intégrer toutes ces couches — professionnelle, familiale, spirituelle, communautaire — pour construire une identité qui te ressemble vraiment, sans avoir à choisir entre ce que tu étais et ce que tu deviens.
Je travaille en français et en anglais.